Technique chirurgicale

Le seul traitement efficace de la cataracte est la chirurgie.

L’intervention consiste à enlever le cristallin opaque, et le remplacer par un cristallin artificiel (implant intra-oculaire) qui prend place dans «l’enveloppe » du cristallin (appelée capsule) laissée partiellement en place pendant l’intervention (extraction extra-capsulaire).

Cette intervention est actuellement très au point, et se fait classiquement sous anesthésie de contact ou locale. Pour les patients jeunes (moins de trente ans) l’intervention se fait généralement sous anesthésie générale. L’intervention dure une dizaine de minutes, est indolore, et la vue revient très rapidement, sous réserve de la normalité des autres structures oculaires.

L’intervention se fait le plus souvent en ambulatoire, c’est-à-dire sans hospitalisation, ou alors avec une hospitalisation très courte, selon les cas.

La complication la plus fréquente de l’intervention est la cataracte secondaire qui peut apparaître quelques jours à quelques années après l’intervention. Elle correspond à une opacification de la capsule. Cette opacification se traite par capsulotomie, le plus souvent au laser YAG. Des impacts focalisés sur la capsule vont la déchirer et rendre immédiatement une vue normale.

La prudence veut qu’on ne traite jamais les deux yeux au cours de la même séance. En effet la complication la plus grave est l’infection de l’oeil (Endophtalmie), dont le risque est de moins de 1 cas pour 1000.

L’intervention se passe sous microscope opératoire. L’extraction extra-capsulaire consiste à retirer seulement le contenu opacifié du cristallin par une petite incision de 2,2 millimètres (qui ne sera pas suturée sauf exception). Le cristallin est fragmenté par des ultrasons puis aspiré (phacoémulsification). L’implant est ensuite introduit.

Les progrès des implants : implants à bords carrés pour la prévention de l’opacification capsulaire secondaire, implants avec filtre à lumière bleue pour la protection de la rétine, implants asphériques pour améliorer la qualité de la vision, l’implant torique pour la correction de l’astigmatisme.

La correction de la presbytie par un implant progressif associée à l’opération de la cataracte est une option intéressante, l’intervention de la cataracte devenant alors une véritable chirurgie réfractive.

En termes anesthésiques, l’intervention peut facilement être réalisée sous anesthésie locale par collyres associées à une sédation intraveineuse. Dans certains cas, l’intervention peut nécessiter le recours à une anesthésie loco-régionale péri-bulbaire voire à une anesthésie générale.