Malposition palpébrale

L’excès de peau en paupière supérieure est lié au relâchement du tissu de soutien et s’appelle le dermatochalasis. Les cernes correspondent à un amincissement localisé de la paupière avec hyperpigmentation.

Le relâchement de l’architecture de la membrane de soutien de la paupière, appelée le septum, et la saillie en excès de la graisse orbitaire entraînent la formation de poches palpébrales. Elles apparaissent sous forme de saillies rondes ou allongées sur les paupières dans leur partie intermédiaire avec le rebord orbitaire.

Le relâchement des tendons latéraux de la paupière et l’hyperlaxité exagérée de la paupière sont responsables d’anomalies de la statique de la paupière :

• retournement en dehors de la paupière : l’ectropion.

• retournement en dedans de la paupière: l’entropion.

•l’abaissement du bord libre de la paupière inférieure augmente la zone de blanc visible sur l’oeil c’est le « show scléral » ou « exposition sclérale » ou « oeil rond ».

Toutes ces anomalies sont souvent associées, avec prédominance de l’une ou de l’autre.

Les chirurgies sont le plus souvent réalisées sous anesthésie locale soit seule, soit potentialisée avec l’aide d’un anesthésiste.

Les différentes techniques :

L’excès de peau peut être réséqué soit de façon simple par une résection elliptique dans le pli palpébral supérieur, ou triangulaire dans l’angle externe. Elle est le plus efficace en associant une résection de taille à peu près analogue de muscle sous-jacent: l’orbiculaire. Il s’agit d’une résection myocutanée qui est le traitement le plus souvent réalisé pour le dermatochalasis.

La cure des poches palpébrales s’accompagne le plus souvent d’une cure chirurgicale du dermatochalasis. Après ouverture de la peau, du muscle orbiculaire et du septum, on enlève l’excès de graisse qui fait saillie et on réalise une coagulation soigneuse de la graisse restante.

La cure de l’entropion, de l’ectropion ou de l’exposition sclérale anormale comme on le voit dans l’oeil rond est réalisée par une remise en tension des tendons latéraux de la paupière ou et par une cure de l’hyperlaxité de la paupière sous forme d’une résection de la partie tarso-conjonctivale.